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REGISTRES D
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Et sur le reply est escript : A noz trés chers et bien aînez les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville de Paris.
L'original a esté remis au Bureau de lad. Ville I1'.
"Donné à Sainct Germain en Laye, le xxv° jour de Febvrier mil vc lxi.d
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : Bourdin.
CLXXXIX. ---- ASSEMRLÉE DU CONSEIL.
28 février 156a. (Fol. n5 v°.)
Du samedi, vingt huictiesme jour de Febvrier mil vc lxi.
En Assemblée le jour d'huy faicte en l'Hostel de lad. Ville de Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers d'icelle Ville, en laquelle se sont trouvez, assavoir :
Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins; monsr Du Drac, monsr de Villeabry, monsr le Lieu­tenant particulier, monsr de Bragelongne, mons1, de Chambourcy, monsr Larcher, sire Jehan Crocquet,
monsr Le Lievre, sire Pierre Crocquet, monsr Per­rot, monsr Tanneguyn, sire Jehan Le Sueur.
A esté advisé qu'il sera faict plus grande assem­blée de aulcuns de mess" de la Court, des Comptes et aultres, avecq Quarteniers et aulcuns notables bourgeois, sans appeller la généralité, pour adviser sur lesd, lettres, et ce pandant qu'on advertira pre­sentement mons' le mareschal de Montmorencv, Gouverneur de Paris et Ysle de France, de lad. deli­beration.
CXC. — Le Roy laisse mons' le cardinal de Bourbon, son Lieutenant general, à Paris.
20 mars 1662. (Fol. 116 r°.)
De par le Roy. "Trés chers et bien aînez, ayans à esloigner nostre bonne ville et cité de Paris, cappitalle de nostre royaulme, pour certaines affaires qui nous appellent aillieurs, nous avons estimé que nous ne scaurions mieulx faire pour la necessitté du temps que de laisser en lad. Ville nostre trés cher et trés amé cousin le cardinal de Bourbon, prince de nostre sang, grandement affectionné au bien de ce royaulme et entierement versé et consommé en la direction de noz plus grans et importans affaires, pour y resi­der nostre Lieutenant general representant nostre
personne, ainsi que verrez par le pouvoir que nous luy en avons expedier'2', suyvant lequel nous vous mandons et enjoignons que vous ayez à l'obeyr en toutes choses qu'il vous ordonnera pour le bien de nostre souverain repos, pacification et transqui-lilé de lad. Ville, le croyant de ce qu'il vous dira de nostre part, tout ainsi que feriez nostre propre personne, et n'y faictes faulte, car tel est nostre plaisir.
"Donnéà Cressy, le xiiii" jour de Mars mil v° lxi (3>. Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : Bourdin.
dont il avait été chargé. Après la communication des gens du Roi, le maréchal de Montmorency se présenta devant le Parlement, porteur de lettres missives de Charles IX, de teneur identique à celles de la Ville, et vint notifier l'ordre à lui donné de faire venir des gens de guerre à Paris pour désarmer ceux des habitants qui avaient pris les armes depuis trois ou quatro jours, annonçant qu'il s'entendrait avec l'Echevinage pour les loger dans quelques maisons, de façon à ne pas incommoder les bourgeois et à ies dispenser d'héberger ces mercenaires. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1' 16oo, fol. 191 v°, 234 v°.) C L'original n'existe plus parmi les minutes du Bureau do la Ville, conservées aux Archives nationales.
(2)   Comme le maréchal de Montmorency passait pour "favoriser le party des nouveaulx evangelistes et fouler fort les catholiques;-, l'autorité royale jugea nécessaire de le remplacer par "un bon, grand et vertueux personnage, de credit et authorité notablen, capable, en un mot, de réprimer toutes "émotions, séditions, mutineries et . murmures », et jeta les yeux sur le cardinal de Bourbon, qui, par lettres du i3 mars 1562 (n. st.) enregistrées au Parlement le 18 mars', fut nommé lieutenant général du Roi à Paris, avec pleins pou­voirs civils et militaires. Ce n'est pas sans raison que les Mémoires du prince de Conde' (coll. Michaud, 1™ série, t. VI, p. 622) disent que -son pouvoir estoit grand, jusques à pouvoir faire mener le canon, si besoing estoit». Effectivement ses lettres de provision lui concèdent non seulement le droit de lever tel nombre de gens de pied.et do cheval qu'il aviserait, mais encore la faculté de disposer de l'artillerie et des munitions de guerre existant à Paris (Archives nationales, Parlement de Paris, X'" 8624, fol. 233 v°). Charles de Bourbon arriva, le 17 mars, à Pariset fut logé au Louvre; on lui adjoignit, pour le seconder au point de vue militaire, le maréchal de Brissac et le maréchal de Thermes, et pour l'administration, deux membres du Conscil privé, les sieurs d'Avanson et de Selve.
(3)   Des lettres de teneur identique et de même date furent adressées au Parlement. (Archives nationales, Parlement de Paris, X" 16oo, fol. 368 r°.)                                                                                                                               ''••..